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projets de recherche réalisés

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jeudi 11 octobre 2007

Purification et dosage de méroditerpènes issus d’algues marines (Cystoseira stricta) susceptibles d’avoir des propriétés antifouling

Laboratoire des Matériaux à finalités spécifiques – André MARGAILLAN ATER - Durée du contrat : 1 an ; septembre 2006 – août 2007 1 publication en cours ; 1 poster (Congrès SFC)

Ces travaux de recherche on été menés au Laboratoire des Matériaux à Finalités Spécifiques de l’Université Sud-Toulon Var dans le cadre d’un contrat ATER (2006/2007). Un des projets de recherche s’effectuant en collaboration avec des industriels et l’Armée porte sur l’élaboration de peintures antifouling pour les bateaux. Dans ce cadre, l’équipe du laboratoire « Chimie des produits naturels marins » dirigée par le MC Gérald CULIOLI, travaille plus spécifiquement sur la recherche de nouvelles molécules issues d’algues marines ayant une activité antifouling.

1. Problématique La colonisation spontanée d’organismes marins sur des surfaces artificielles est un phénomène bien connu du monde marin, plus communément appelé « fouling ». Rendu responsable de l’usure accélérée des coques et de l’augmentation de la résistance à l’avancement des navires, l’industrie chimique a largement commercialisé dans les années 60 des peintures antifouling contenant des composés métalliques comme le tributyl étain (TBT) . Or, la toxicité avérée de ce composé sur les écosystèmes côtiers a conduit les industriels de la marine à s’orienter vers des solutions plus respectueuses de l’environnement ; une directive européenne préconise l’interdiction totale du TBT en 2008. Dès lors, la recherche de molécules issues du milieu marin et ayant des propriétés antifouling a montré un fort intérêt scientifique et industriel. Dans cette optique, après avoir longtemps travaillé sur l’extraction, la purification et la caractérisation de nouvelles molécules issues d’algues brunes , l’équipe de recherche « Chimie des produits naturels marins » s’intéresse également à l’activité de ces molécules sur les microorganismes et organismes supérieurs.

2. Contexte de l'étude et objectifs Les travaux réalisés dans le cadre du contrat ATER concernent plus spécifiquement l’étude d’un méroditerpène issu de Cystoseira amantacea var. stricta (Phéophycées, Cystoseiracées) : la méthoxybifurcarénone (MBFC). Cette molécule, de structure diterpénique, représente le composé majoritaire mis en évidence dans les extraits bruts de Cystoseira amantacea var. stricta, récoltés au Brusc (Var). Or, la réalisation de tests d’activité biologique des extraits bruts sur des bactéries, microalgues et macroalgues avait déjà permis de mettre en évidence une variabilité saisonnière de cette activité. Par ailleurs, les extraits ont toujours été testés à des concentrations pour lesquelles ils ne sont pas toxiques. L’étude actuelle s’est donc portée vers le dosage de la MBFC dans les 12 extraits et l’activité biologique de ce méroditerpène.

3. Purification et dosage de la méthoxybifurcarénone Le dosage de la MBFC a été réalisé en CLHP par la méthode de l’étalon interne. N’ayant pas de solution standard commercialisée, une première étape de purification de ce méroditerpène à partir d’extrait brut de Cystoseira amantacea var. stricta a été effectuée par CLHP semi-préparative (colonne Purospher STAR C-18 phase inverse, 250x10mm). L’étalon interne utilisé est un méroditerpène présent chez Cystoseira baccata, la chromanocystalgérone.

Les résultats obtenus suggèrent également une variabilité saisonnière de la quantité de MBFC) chez Cystoseira amentacea var. stricta ; un maximum de 25% de MBFC dans l’extrait est observé pour le prélèvement effectué en février. Cette valeur diminue progressivement jusqu’à un seuil minimal d’environ 5% atteint pour les prélèvements effectués de juin à janvier.



Ces premiers résultats montrent que la MBFC ne semble pas être directement à l’origine de l’activité antifouling de l’extrait lipidique constaté pendant la période estivale. La caractérisation d’autres composés minoritaires de l’extrait lipidique et l’activité antifouling de la MBFC font l’objet d’études supplémentaires.

Outre, l’acquisition aux techniques de purification, ce projet m’a permis de travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée entre autres de chimistes, biologistes et physiciens du matériau. A la suite de ce travail réalisé au sein de ce laboratoire, j’ai présenté au poster au sein d’un congrès régional organisé par la Société Française de Chimie et une publication est également en cours.

Biofilms : Piles à combustible bactériennes – étude des mécanismes & conception d’un prototype

Laboratoire de Génie Chimique - Alain BERGEL Contrat Post Doc - Statut Ingénieur de Recherche CNRS – Programme ANR « BactérioPile » Durée du contrat : 16 mois ; septembre 2007- décembre 2008

Ce projet de recherche, réalisé au Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse (LGC), vise à proposer au terme de l’étude un prototype de pile à combustible microbienne. Il s’inscrit dans le cadre du programme ANR « BactérioPile » réunissant trois partenaires le LGC (Toulouse), le CEA (Saclay) et Ugine & Alz Research Center (Isbergues, 62).

1. Présentation du laboratoire d’accueil et de l’équipe BioSyM Ce projet de recherche a été réalisé au Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse. Ce laboratoire est une unité de recherche CNRS, associée à deux universités : l’Université Paul Sabatier et l’Institut National Polytechnique de Toulouse. Le projet de recherche présenté s’inscrit plus particulièrement dans les activités de recherche menées par l’équipe BioSyM dirigée par le Professeur Pierre STREHAIANO. Dans ce département, les activités de recherche s’articulent autour de 5 axes : - Axe 1 : mycotoxines chez Aspergillus et Penicillium. - Axe 2 : filamenteux et métabolites secondaires. - Axe 3 : microorganismes des boissons fermentées. - Axe 4 : traitement d’effluents en bioréacteurs et génotoxicité. - Axe 5 : interfaces matériaux/systèmes biologiques. C’est dans l’axe 5, dirigé par le DR Alain BERGEL, que s’inscrit le projet présenté « Biofilms & Piles à combustible bactériennes ». Il s’intègre dans un Pôle de Recherche National à Implantation Régionale (PNIR) sur le thème des « biofilms » (http://www.biofilms-pnir.org), impliquant 16 universités, le CNRS, le CEA, l’Institut Pasteur et de nombreux partenaires industriels et institutionnels.

2.Problématique et présentation des travaux en cours La colonisation de microorganismes sur des surfaces humides est un phénomène bien connu et souvent redouté car il peut être à l’origine de lourds problèmes industriels et sociétaux : dégradation des installations portuaires, accélération de phénomène de corrosion, contamination des équipements des industries agroalimentaires, des réseaux de distribution d’eau portable, contamination en milieu hospitalier. Pourtant, il y ait un domaine où la mise en place d’un biofilm serait un atout indéniable : les piles à combustible bactériennes.

Les but des expériences, actuellement en cours, est d’utiliser Geobacter sulfurreducens comme modèle d’étude d’organismes électroactifs pour évaluer l’oxydabilité des matériaux. Ce premier volet utilise notamment une méthode permettant de chiffrer le taux de recouvrement des bactéries sur le matériau basé sur l’observation au microscope à épifluorescence. La deuxième partie de ce projet est l’utilisation de ces matériaux en eau de mer en vue de la production de courant électrique.

3. Geobacter sulfurreducens : un organisme électroactif modèle Geobacter sulfurreducens est une souche reconnue pour son aptitude à adhérer sur des métaux et à y réaliser des transferts d’électrons. Le premier volet des expériences actuellement menées réside dans l’utilisation de ce microorganisme pour tester l’oxydabilité des métaux. Pour ce faire, un dispositif expérimental basé sur un montage à trois électrodes à été réalisé comme suit. Le matériau testé, sous forme de coupon (1x2,5cm), sert d’électrode de travail sur lequel va s’effectuer la réduction du fumarate en succinate catalysé par Geobacter sulfurreducens. Ce microorganisme est inoculé dans le réacteur non agité, sous flux continu de N2CO2, après une culture préalable dans des bouteilles en anaérobiose pendant 5 jours. La grille de Platine (ou contre-électrode) joue le rôle d’anode. Enfin, l’électrode Ag/AgCl est utilisée comme électrode de référence. La réaction électrochimique est suivie par deux méthodes : la chronoampérométrie (suivi de I(t) au cours du temps à potentiel imposé de -0,6V) et la voltamétrie cyclique (suivi de It(E) par un balayage de potentiel à un instant t). Les graphiques présentés dans la figure 3 permettent de montrer l’évolution type de chacun des paramètres au cours du temps : la diminution de I(t) et le changement de profil observé en voltamétrie cyclique s’explique par l’activité réductrice de Geobacter sulfurreducens au contact de l’acier. Celle-ci est particulièrement conséquente lorsque le potentiel imposé est de -0,6V. En fin d’expérience, le recouvrement bactérien sur la surface de l’électrode est évalué par microscopie à épifluorescence connecté à un logiciel de traitement d’images.

4. Réalisation d’un prototype de Pile à Combustible bactérienne Le but est d’étudier l’influence du matériau d’électrode sur la production de courant et la colonisation bactérienne en eau de mer eu utilisant les techniques mises en place dans la partie 3.

5. Conclusion sur le travail effectué Intervenant à la suite d’un précédent post-doc, l’objectif de mon travail a été de m’approprier rapidement des nouvelles techniques, tant électrochimiques que microbiologiques. Les résultats n’étant pas assez reproductibles, j’ai dans un premier temps optimiser les conditions de travail afin d’avoir une meilleure reproductibilité dans les résultats. Le travail a ensuite constitué à comparer l’oxydabilité de différents matériaux à optimiser la mise en place d’un biofilm sur des matériaux particuliers.